Vert, bleu et blanc

Après dix (trop) courtes semaines à parcourir l’Amérique du sud, nous avons traversé le Pacifique et changé de continent. 13h10 de vol, 16 heures de décalage horaire, un jour perdu, et nous voilà en Nouvelle-Zélande. Et là, nous sommes vraiment à l’autre bout du monde !

Nous sommes donc arrivées à Auckland lundi matin, vers 4:35 et nous y sommes seulement restées une journée et une nuit (nous y retournons de samedi à lundi, jour où nous rencontrerons deux classes de primaire), le temps de nous promener dans le centre-ville, visiter le très bon musée gratuit Toi o Tamaki (Je n’ai toujours pas compris le plan du bâtiment, mais il était sympathique de s’y perdre), de comprendre le système de bus néo-zélandais*, et de m’endormir lamentablement vers 17:30, à cause du décalage. Allez, une nuit de 13 heures, ça fait du bien de temps en temps !
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Mardi matin, on saute dans un bus (puis un deuxième, puis un troisième … Je me suis un peu ratée sur notre premier trajet), pour nous rendre à Whitianga, dans la péninsule de Coromandel (à l’est d’Auckland). Nous voulions faire un tour sur les plages d’eau chaude situées dans le coin, mais nous sommes arrivées en ville trop tard pour nous y rendre. Mais je ne regrette pas la promenade sur le bord de mer pour autant !

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À 7:30 mercredi matin, nouveaux bus, pour Rotorua, zone thermale et volcanique au milieu de l’île du nord, mais aussi un des centres de la culture maori : malgré le prix élevé, j’ai beaucoup apprécié la visite du parc Te Puia, qui mêlait phénomènes naturels impressionnants (geysers, sources d’eau chaudes, piscines de boue en ébullition, …) et éléments de la culture maori (artisanat, sculpture, reconstitution d’un village, informations …). Surtout, on a pu voir des kiwis ! Les oiseaux, hein, pas les fruits. Et je dois avouer que c’est un animal bizarre ! Aussi, la promenade au bord du lac Rotorua (situé dans un ancien cratère, immense) est vraiment belle : d’un côté, une eau pure et transparente, et de l’autre, une baie laiteuse et pleine de soufre, le tout survolé par des centaines d’oiseaux plus ou moins inconnus (mes connaissances en ornithologie sont plus que lacunaires).

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Jeudi, de nouveau dans un bus, mais pour une heure seulement, direction Taupo. Le meilleur arrêt de la semaine ! En arrivant, nous nous sommes promenées au bord du lac (un autre, le lac Taupo), en compagnie d’une française rencontrée dans le bus. On a passé un après-midi bien agréable à discuter, avec l’eau, le soleil, et le volcan de l’autre côté du lac comme décor. Vendredi, nous avons marché un bon moment au bord de la rivière Waitoko, d’un bleu turquoise incroyable, jusqu’au Huka falls, bleu glacier. Et au retour, un arrêt pour se baigner dans des sources d’eau chaude (voire brûlante), qui se mêlent aux eaux glacées de la rivière.
Et ce matin, j’ai sauté à l’élastique au dessus de la rivière. 47 mètres. Je voulais voir ce que ça faisait. J’ai vu (j’ai demandé au type de me pousser, je n’arrivais pas à me lancer). Je ne recommencerai pas. C’était à la fois terrifiant et génial. Mais plus jamais ça. Heureusement, après ça, 2h30 à ne rien faire sur un voilier, voguant sur le lac, pour aller voir des bas-reliefs maoris sculptés sous LSD : « lots of smiling faces, lots of naked ladies », dixit notre skipper, et le portrait de leur ancêtre.

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Pour résumer, nous sommes ici depuis quelques jours seulement, et je ne veux plus repartir ! Les paysages sont magnifiques (et encore, apparemment, d’après les autres voyageurs et les Néo-zélandais rencontrés, l’île du nord n’est rien en comparaison de celle du sud) : une multitude de collines vertes parsemées de moutons sous un ciel azur parsemé de nuages aux formes insensées. Et les gens sont d’une hospitalité inimaginable. Sincèrement. Toujours prêts à nous aider (le chauffeur d’un bus nous a sauvées lundi, car nous n’allions pas au bon endroit. Il nous a aidées à changer de billets, et a attendu que tout s’arrange avant de partir, à la bourre), à nous conseiller (nous n’avons pas de guide)… Ça change de Paris ! En tout cas, j’ai hâte d’en découvrir plus !

_____

*Les bus sont apparemment très peu utilisés en Nouvelle-Zélande. Tout le monde a une voiture, et les bus sont quasiment vides. On a pris un forfait à l’heure : on a payé pour 60 heures de bus, valables pour l’ensemble du réseau national : on appelle, on réserve 2 places, et c’est plié. Je n’ai simplement pas remarqué, sur le premier trajet, que le bus faisait un énorme détour.

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