Le Pérou m’a tuer.

Je sais, je sais, j’ai un peu de retard sur les comptes rendus du voyage … Mais le Pérou, pour chacune d’entre nous (mais pour des raisons bien différentes, nous y reviendrons), fut assez éprouvant. Et malgré le temps libre dont j’ai pu largement profiter la semaine dernière, l’envie d’écrire n’était pas tout à fait là … Bref, j’espère que vous me pardonnerez à la lecture de cet article (il y a peu de chances, vu le résumé que vous allez pouvoir lire, mais au moins les photos détourneront votre attention de ma grande paresse ! 😉 ).

Donc je vous ai quittés après les interventions que nous avons effectuées à La Paz, sans vraiment vous avoir parlé de ce que nous y avons fait d’autre. Nous sommes donc restées 4/5 jours dans la (très haute) capitale bolivienne, après avoir flâné quelques jours à Potosi et à Sucre (vous pouvez découvrir quelques photos de ces jolies villes ici). À La Paz, donc, nous avons marché dans les rues, sur les hauteurs, visité le très bon Museo folklórico y etnográfico (je vous passe la traduction hein), mangé un peu plus de volaille (j’ai arrêté le compte du nombre de poulets que nous avons mangés en Amérique du Sud il y a fort longtemps) … Et au Loki Hostel, nous avons lié connaissance avec nos compagnons de chambre de toutes nationalités : finalement, la plupart des habitants de la chambre 25-26 ne se sont pas quittés pendant 3 jours. Nouvelles promenades en ville, visite du musée des instruments de musique, interactif et ludique (oui, nous avons touché à tout, comme des gamins), et soirées tous ensemble à l’auberge ou ailleurs.

 

C’est d’ailleurs avec deux d’entre eux, Allison et Paulo, que nous sommes parties pour Copacabana – pas la plage brésilienne, la ville bolivienne sur les bords du lac Titicaca – le vendredi 28 septembre (oui, je suis vraiment en retard). Rien de particulier à dire, si ce n’est que le lac est incroyablement vaste et bleu, que c’est magnifique et qu’il fait bon vivre sur ses rives … Ah si, deux choses ! J’y ai découvert le meilleur popcorn de la terre (énorme et sucré juste comme j’aime) et j’ai escaladé deux montagnes, la première servait d’observatoire pour les incas, la seconde était un calvaire, pour vous faire de jolies photos, consultables ici aussi (Facebook est pratique pour mettre des photos en ligne rapidement). 🙂 Et le samedi soir, nous sommes partis tous les quatre pour Cuzco, au Pérou !

On y arrive enfin, le Pérou, où nous ne sommes finalement restées que 12 jours, dont 9 jours à Cuzco … Nous reviendrons, pour voir tout ce que nous avons raté (c’est-à-dire, la majeure partie j’imagine).


Nous sommes arrivés aux environs de 4h00 du matin dimanche à Cuzco, découvrant donc la population locale en sortie de soirée, dans des états d’ébriété plus ou moins prononcés… Pas la meilleure impression, surtout vu notre état de fatigue ! Mais la ville en elle-même nous a tout de suite charmées : c’était véritablement la plus belle ville depuis le début du voyage ! Je vous passe nos diverses errances à la recherche de notre auberge (Loki Cuzco !), et en particulier cette côte interminable qu’il a fallu grimper avec nos sacs et nos heures de bus, avant de nous écrouler dans la salle TV en attendant d’avoir un lit de prêt. Grâce au staff très sympa, ce fut fait vers 8:30, après mon 2ème petit déjeuner (inclus et à volonté jusqu’à 13h00), au bar de l’auberge. Je ne sais pas vraiment comment vous raconter Cuzco. Bon, alors, mettons de l’ordre :

1) Dimanche-mercredi, ou l’avant Janyce-au-Machu-Picchu / Erika-à-l’hôpital (ne vous inquiétez pas, elle va bien !) : promenades à la découverte de Cuzco, avec Allison et Paulo le dimanche, avant qu’ils ne prennent l’avion pour Lima. Première et deuxième visites du Musée du Chocolat (mmm !), musée des plantes médicinales et magiques – ou l’ode à la feuille de coca, musée Inca, marchés artisanaux et marché central (aaah, ce ceviche, qu’il était bon ! Et le smoothie à la banane !), des rues qui montent et qui descendent, et toujours cette côte horrible pour retourner à l’auberge. Le souci, c’est que le « rhume » (la pneumonie en puissance oui !) d’Erika n’a fait qu’empirer, à tel point que mercredi, jour où nous devions partir pour le Machu Picchu, elle ne pouvait plus du tout se lever : la totale, bronchite, fièvre, mal de l’altitude … Tout.

2) Mercredi-jeudi, ou le Machu Picchu : je suis donc partie seule, malheureusement, abandonnant Erika à son sort (je m’en veux), pour Ollantaytambo, où je devais prendre le train pour Aguas Calientes, la ville au pied du Machu Picchu. Je me suis retrouvée avec une brésilienne (nous nous sommes plutôt bien comprises en Franglishportugnol), à grimper une montagne pour aller voir des ruines incas de plus près, et accessoirement, pouvoir profiter de cette vue sur Ollanta :


Le trajet en train était particulièrement beau, et Aguas Calientes, même si très touristique, est une petite ville agréable coincée entre deux montagnes, au dessus de la rivière. Jeudi matin, lever à l’aube, pour prendre le bus vers 6:30 et voir le soleil se lever sur les ruines du Machu Picchu. Je suis bien heureuse qu’on n’ait pas décidé de grimper les marches jusqu’en haut, la descente m’a paru bien assez éprouvante au retour à 16:00 ! on a pu profiter de 2:30 de visite avec un très bon guide (qui a pris de nombreuses photos de nous, pour que nos mères sachent que nous allons bien !). Puis je me suis perdue (littéralement) : je voulais aller au pont de l’Inca, je suis montée à la Puerta del Sol … Une grosse heure de marche sous le soleil, que je ne regrette finalement pas, tant la vue était incroyable.

Et puis, j’ai trouvé le pont ensuite ! On peut voir autant de photos que l’on veut, la réalité est tout simplement indescriptible. C’était magique ! Et épuisant. J’ai cru qu’on ne retrouverait jamais Aguas Calientes en fin d’après-midi.

 

 

Mais nous sommes finalement rentrées à bon port, au Loki, vers 22:30. J’ai retrouvé ma chambre vide (Erika étant en train de se faire soigner correctement à la clinique), si ce n’est pour David, anglais, qui partait fêter son anniversaire … Bon, eh bien, je me reposerais plus tard (ce qui a finalement voulu dire lundi …) !

3) Vendredi-lundi : en réalité, j’étais vraiment inquiète pour Erika, ce qui fait que toute l’auberge a vite été au courant de son état. Oui, à chaque nouvelle tête rencontrée, je racontais ma vie, et plus précisément : « mon amie est malaaaaade, elle doit rentrer de l’hôpital, je ne sais pas quoi faiiiire ». Enfin, Erika est revenue en fin d’après-midi vendredi, et donc je passais vérifier régulièrement qu’elle allait bien / respirait, tout en découvrant les joies de connaître l’ensemble des gens travaillant au bar (vous avez le droits de me jeter des pierres si vous me considérez comme une mauvaise copine. Je m’en voulais, régulièrement.). Et en attendant qu’Erika se sente d’aplomb pour voyager de nouveau, j’en ai profité pour faire de nouvelles connaissances, continuer à visiter cette ville qui me plaisait vraiment, et à manger tout ce qui me passait sous la main (aaah, les énormes épis de maïs accompagnés de fromage, et la fondue au chocolat, lors de ma troisième visite au musée qui lui est consacré) …

Bref, finalement, lundi, Erika se sentait mieux, donc on est partie (enfin), pour des contrées moins élevées, et moins peuplées : Cuzco a bien failli nous épuiser complètement, l’une et l’autre, chacune à sa manière ! Donc 17h de bus, direction Ica, ou plus précisément Huacachina, une oasis toute proche de la ville. Et quand je dis oasis, c’est exactement ce que vous imaginez : une lagune, des palmiers, coincés entre les dunes de sable blanc ! Et bien sûr, restaurants, auberges et piscines. Nous nous y sommes bien reposées mardi, et Erika m’a eu l’air assez soulagée de pouvoir de nouveau marcher et respirer en même temps ! Et mardi, un aller-retour à Nazca pour effectuer un vol (bref mais intense … On n’a pas vomi dans le coucou de 6 places, exploit !) au dessus des lignes et dessins nazca. Je pense qu’aucune de mes photos n’est bonne, mais je suis très heureuse d’avoir pu voir ça, c’est assez incroyable (et plutôt inconcevable quand on pense que ces dessins à l’air libre, sur le sol, ont des milliers d’années !). Bon, le retard de 4h a un peu terni mon enthousiasme, mais quand l’avion a décollé, j’ai retrouvé tout l’empressement que j’avais perdu dans la salle d’embarquement.

Directement après cela, nouveau bus, 16h de trajet, pour Tacna, tout au sud, dans le desert, puis un autre, pour Arica, au Chili, au bord du Pacifique, d’où je vous écris ce soir. 🙂

 

Pour info, vous pouvez lire la version des faits, vecus par Erika, sur le blog anglais !

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3 réflexions au sujet de « Le Pérou m’a tuer. »

  1. Quelle odyssée ! Je suis impressionné par votre endurance à toutes les deux. Attendre le toit du monde pour se taper une pneumonie, ça aurait pu être pire ! Content de savoir que tout le monde va mieux maintenant.
    Et c’est un jour faste, dites, deux longs billets : j’ai vu passer celui en anglais ce matin et, en découvrant celui-ci ce soir, je me suis demandé combien de mains avait la rédactrice… c’est bien de pouvoir vous répartir les articles, un blog à deux voix est d’autant plus intéressant. Je vais aller lire l’article d’Erika en anglais, je n’avais pas eu le temps ce matin.
    Les photos sont vraiment magnifiques, merci encore pour le partage. Je suis assez sensible au côté un peu surréaliste des bâtiments aux grandes façades nues de Potosi ou Sucre, où le soleil trace de grandes ombre bien tranchées parmi les formes géométriques très épurées, longilignes ou en arcs de cercle, des portails et des tours… Pour peu qu’il n’y ait aucun habitant visible sur la photo, ça a vite fait de faire penser à des tableaux de Chirico. (On a ça pas loin d’Ulm dans une des petites rues qui mènent à la rue Mouffetard, mais ce n’est ni la même échelle ni le même climat, surtout pas en ce moment !) Le lac Titicaca est grandiose, mais c’est surtout le Machu Picchu qui m’impressionne (banal, je sais !)… et puis, vous avez vu des lamas, en vrai, de tout près !
    Bonne route pour la suite, j’espère que vous n’aurez pas trop d’heures de bus, ou alors que lesdits bus seront à peu près confortables ! Portez-vous bien, et bon courage pour vos prochaines interventions en classe :o)

  2. On part dans 1à jours avec un pote on se fait a peu pres le même périple mais en sens inverse. Comment se passe le transport en bus ? Et le passage de la frontière Bolivienne-Péruvienne ?

    Je suis un passionné de ce genre de destination. Les grands espaces verts, cette histoire que l’on sent encore bien vivante, ces petits recoins insolites….
    Voyager c’est faire de belles rencontres, des histoires mal embarquées qui se terminent en souvenirs merveilleux 😉
    Merci pour tes conseils !

    • Je pense que vous allez apprécier votre séjour !
      Le transport en bus, comme dans toute l’Amérique du sud, c’est simple. C’est bien desservi, et pas trop dur de s’y retrouver. Au Pérou, le confort, c’est pas tout à fait ça, mais ce n’est pas non plus trop mauvais. C’est long, mais ça, les distances, on n’y peut rien !
      Bon voyage !
      Le passage à la frontière est très simple : on descend du bus, ils tamponnent, on passe de l’autre côté, ils tamponnent, et c’est reparti !

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