Iguazu ou les « grandes eaux »

Après Buenos Aires, nous avons eu des envies de soleil et de chaleur. Pour fuir l’hiver, direction l’extrême nord-est, à la frontière entre l’Argentine, le Brésil et le Paraguay. Les tropiques se méritent : nous n’avons atteint Puerto Iguazu, la ville frontalière, qu’au bout de 17 heures de bus. Mais le trajet n’a pas été trop éprouvant. Les sièges étaient très confortables et s’inclinait quasiment complètement, nous étions nourries, des films (de qualité … ) étaient diffusés. Ça valait bien l’avion !

Dans le bus

C’est donc vers 7:30 jeudi que nous nous sommes retrouvées dans un environnement tout différent : une végétation luxuriante (après des centaines de kilomètres de plaines plus ou moins marécageuses), 30 degrés, un beau ciel bleu. Alors, nous avons vite déposé nos sacs à l’auberge et hop, dans le bus pour aller découvrir les merveilleuses chutes d’eau d’Iguazu. L’entrée est un peu chère (130 pesos, un peu plus de 20 €), mais le spectacle en vaut la peine. Plus de 200 chutes, une végétation dépaysante, des papillons multicolores, des vautours, des coatis, plusieurs sentiers au-dessus des cascades, en-dessous, sur la rivière … Une très belle journée, et des paysages époustouflants ! Moi qui voulais m’appliquer à ne prendre que quelques bonnes photos bien choisies (la bonne blague !), me voilà avec 90 photos de chutes d’eau. Mais ce n’est pas de ma faute, chaque virage nous réservait une surprise, une nouvelle cascade, un arbre inconnu, un oiseau au plumage coloré.


Après ces heures de marche et de découverte, nous avons passé la soirée à l’auberge en compagnie de nos voisins de chambre, à apprendre de nouveaux jeux de cartes et à essayer d’apprivoiser notre ukulele (on s’améliore doucement). Le lendemain, réveil matinal pour passer la frontière brésilienne (ah, oui, notre instant « exode » ! Il y avait une grève à la frontière, on a dû tous descendre du bus – femmes, enfants, anciens … – et la passer à pied, nos sacs sur le dos) et rencontrer nos hôtes pour le week-end : Carine, jeune prof d’anglais à Foz do Iguaçu, et ses deux terreurs … Euh, chats ! Ce fut un plaisir de la rencontrer, même si elle était malheureusement très occupée.
Vendredi, nous avons préféré nous reposer un peu, à préparer notre intervention en classe du 4 septembre autour d’une glace. Et samedi, retour aux chutes, mais du côté brésilien ! La promenade fut plus brève, mais le passage au-dessus de la Garganta Del Diablo (la plus grosse chute) était vraiment impressionnant (et humide … Le poncho en plastique était de rigueur, surtout que la température avait chuté de 15 degrés dans la nuit). Le panorama était tout simplement superbe !


Voilà pour notre deuxième étape : je vous écris de San Ignacio, notre point de chute dans la province de Misiones pour aller visiter les missions jésuites du coin.

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2 réflexions au sujet de « Iguazu ou les « grandes eaux » »

  1. Waouh, l’endroit a l’air superbe ! J’aime beaucoup le nom de « Garganta del Diablo », on imagine tout de suite les proportions de la cascade. Content de voir que vous avez survécu à la chute de 15 degrés en une nuit, ça doit faire mal, quand même. Merci pour ces aperçus du voyage et bonne suite !

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